Le gouvernement espagnol entend sévir contre les zones à faibles émissions qui n’existent que sur le papier ou fonctionnent avec peu de restrictions. Un décret royal approuvé par le Conseil des ministres obligera les municipalités tenues d’établir ces zones à les faire respecter et à infliger des amendes aux véhicules polluants, sans recourir à des mesures transitoires pour en retarder les effets.

En vertu de la loi de 2021 sur le changement climatique et la transition énergétique, les municipalités de plus de 50 000 habitants devaient instaurer des zones à faibles émissions avant 2023. L’obligation concerne 151 municipalités, mais seules 68 avaient mis en place une zone, selon les informations fournies. Bon nombre de ces zones imposent des restrictions limitées ou ne donnent lieu à aucune amende.

Le décret doit entrer en vigueur après sa publication au Journal officiel de l’Espagne, le BOE. Les municipalités devront alors commencer à l’appliquer, tandis que les mesures précises dépendront de la manière dont chaque conseil municipal mettra les règles en œuvre. Le texte précise que les périodes de grâce sans amendes ne pourront pas se prolonger indéfiniment.

Certains conseils municipaux ont défendu leur approche en affirmant que les zones à faibles émissions sont discriminatoires envers les habitants, car elles les incitent à acheter des véhicules plus récents. L’article cite Vigo, où le maire Abel Caballero a déclaré en 2025 que la ville aurait une zone sans amendes, ainsi que Ciudad Real, dont le maire, Francisco Cañizares, a annoncé une version sans restriction pour les véhicules. L’ordonnance de Madrid autorise les voitures dépourvues de vignette environnementale à continuer de circuler si elles sont immatriculées dans la capitale. À Valladolid, la Haute Cour de justice régionale a annulé la zone de la ville moins d’un an après son entrée en vigueur.

Sources: Motorpasión.