La police suédoise de la circulation a arrêté un camion immatriculé en Lituanie lors d’une patrouille de routine, après que le chauffeur n’a pas réagi à ses deux premiers signaux lui demandant de s’arrêter. À la troisième tentative, les agents ont réussi à immobiliser le véhicule et ont commencé à vérifier ses documents de transport, ses autorisations et les relevés du tachygraphe.
Le chauffeur a déclaré aux inspecteurs qu’il vivait dans la cabine depuis son départ de Lituanie en mars 2026. L’inspecteur de la circulation Roger Ogemar a indiqué que le chauffeur avait également affirmé que son employeur ne l’avait jamais autorisé à passer la nuit dans un hôtel. La police a déclaré qu’elle rencontrait des situations similaires avec certaines entreprises lituaniennes qui emploient des chauffeurs originaires de pays hors de l’Union européenne.
Les inspecteurs ont également constaté qu’un chargement pris en charge à Rostock, en Allemagne, et destiné à une usine Volvo à Umeå ainsi qu’à une aciérie à Boden, avait été organisé de manière à contourner les règles de cabotage. Le rapport précise que les destinataires des marchandises n’ont été accusés d’aucune infraction.
L’entreprise a reçu une amende de 80 000 couronnes suédoises, soit environ 7 300 €. Les règles européennes n’interdisent pas automatiquement aux chauffeurs de vivre dans leur véhicule, mais les périodes normales de repos hebdomadaire, d’au moins 45 heures, ne peuvent pas être prises dans la cabine. Elles doivent être passées dans un hébergement adapté offrant une intimité suffisante.
Cela signifie que vivre dans un camion pendant des mois ne constitue pas, en soi, une infraction. L’interdiction porte précisément sur le fait de prendre dans le véhicule le repos hebdomadaire normal exigé par la loi.
Sources: Motorpasión.
